Vidéo 07 L'adaptation et ses alternatives, G LECOINTRE

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  • Publié le 8 novembre 2010
  • L HOMME PEUT IL S ADPATER A LUI MEME : Génomique

Guillaume LECOINTRE Professeur au Muséum National d‟Histoire Naturelle. Directeur du département “Systématique et Evolution” UMR 7138 CNRS-UPMC-MNHN-IRD

 Modératrice: Claudine JUNIEN
Professeur de Génétique, Université Paris Descartes


Savoir si l'homme peut s'adapter à lui même implique de savoir ce que contient le concept d'adaptation et ce qu'il ne contient pas. Dans la langue courante, le mot "adaptation" est entendu tantôt comme processus à l'œuvre dans les systèmes vivants, tantôt comme résultats concrets émanant de ce processus. D'autre part, et indépendamment de la division qui vient d'être remarquée, l'adaptation ou l'adjectif "adapté" sont indistinctement assignés soit à un trait particulier isolé, soit à un organisme entier mais pris individuellement, soit encore à l'espèce avec sa dimension populationnelle.
En croisant ces deux prismes, six situations épistémologiques et leurs écueils seront exposés avec des exemples. Lorsque l'on considère l'échelle populationnelle et les relations interspécifiques, l'adaptation comme résultat est un état dérivé de caractère conférant un avantage testable dans un milieu donné. L'adaptation comme processus est un succès reproductif différentiel entre variants obtenu par sélection naturelle. On n'oubliera pas de préciser, à ce stade, les processus alternatifs d'explication de la présence d'un trait chez une espèce : héritage    phylogénétique,    contraintes    de    construction,    « desaptations », maladaptations. Seule l'échelle populationnelle d'étude de traits multiples nous protège du risque panglossien.

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