Vidéo 04 Epigénétique, C JUNIEN

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À propos de cette vidéo

  • Publié le 8 novembre 2010
  • L HOMME PEUT IL S ADPATER A LUI MEME : Physiologie

Claudine JUNIEN Professeur de Génétique, Université Paris Descartes Directrice de l‟équipe épigénomique nutritionnelle, Inra, Jouy en Josas

Modérateur: Bernard SWYNGHEDAUW                                                  Directeur de Recherche Inserm, Président de la Fédération des Sociétés Européennes de Physiologie (1999-2000)


Les mécanismes épigénétiques, par leur flexibilité au gré de l'environnement, représentent un support évident pour archiver les effets de l'environnement au cours du développement précoce et moduler ou dicter les réponses immédiates et futures de l'individu. Dans ce cadre, le dimorphisme sexuel, reposant lui aussi sur des bases épigénétiques, mais aussi sur des empreintes hormonales et sociales, représente un excellent paradigme pour montrer comment l'individu, homme, ou femme, module sa biologie (sexuellement dimorphique) en fonction de son inconscient, lui-même dicté par l'apprentissage, les contraintes sociales spécifiques au genre. La remise à plat de ces dernières, mais probablement le remplacement progressif par d'autres, encore mal identifiées, mais qui sont indéniablement à l'œuvre, devrait permettre de "libérer" notre biologie. Cette dernière que l'on connaît encore très mal, a longtemps été occultée par des considérations socio-culturelles.
La connaissance des mécanismes de base du dimorphisme sexuel et leurs effets très précoces, dès le stade blastocyste, avec des sensibilités épigénétiques différentes à différents types d'environnement, est indispensable. Elle permettra d'appréhender toute la diversité de nos capacités d'adaptation, mais cette fois-ci sexe par sexe.

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